
Ils doivent encore être en arrière en train de courir après le poulet est un cliché bien connu lorsque l'on attend son plat plus longtemps que d'habitude au restaurant.
L'industrie alimentaire est déchirée par les contradictions entre, d'une part, la nature « socialisée » de la production alimentaire destinée à un marché de masse et, d'autre part, l'appropriation privée. Le résultat, comme dans l'industrie de la volaille, est un quota incroyable et surréaliste qui a des répercussions sur tout, du traitement éthique des animaux jusqu'aux travailleuses et travailleurs qui les manipulent.
Les conditions de travail de celles et ceux qui attrapent des milliers de poulets par jour dans les fermes du Québec demeurent un mystère pour la majorité. Ce qui est encore plus frappant pour certains, c'est qu'un grand nombre d'entre eux sont des travailleurs étrangers temporaires.
Des membres de l'Association des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires (ATTET) et des organisateur·ère·s du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) de Montréal mettront en lumière le quotidien des travailleuses et travailleurs de cette industrie. Les personnes concernées décriront leurs fonctions d'attrapeurs de poulets ainsi que les démarches qu'elles entreprennent pour se protéger et protéger leurs collègues contre l'exploitation. L'ATTET abordera également les problèmes inhérents au Programme des travailleurs étrangers temporaires du Canada et les actions menées par l'association pour y faire face au Québec.